Portrait

"On apprend toujours, il n’y a pas un moment où la connaissance s’arrête."

Qu’est-ce qui te plait dans ce que tu fais ?
Ce qui me plait dans tout ce que je fais, c’est de monter des projets et de les partager avec des hommes et des femmes. Au fond, je trouve toujours intéressant d’associer intelligence et savoir avec des compétences humaines au service d’un projet, comme ça, la boucle est bouclée. Les hommes, les idées, en fusionnant doivent nous faire progresser !

Si je te dis « transfrontalier », tu réponds ? 
J’ai toujours été en transfrontalier, j’ai vécu dans plusieurs pays du monde. Je ne suis pas un Français, j’essaie d’appartenir au pays dans lequel je suis, être en immersion. Parce qu’aller vers les autres, c’est aussi recevoir, c’est pouvoir apprendre d’eux. Après tout, pourquoi cloisonner le monde ? Pourquoi se cloisonner ? 

Quel est ton coup de cœur eurométropolitain ?
Un champ de lin bleu. Le lin parce que c’est la terre, c’est le textile, c’est la qualité. C’est un bleu remarquable, magnifique. Et un champ de lin bleu c’est unique, tu n’en trouveras pas dans le sud !

Qu’est ce qui te surprend encore de l’autre côté ? 
On apprend toujours, il n’y a pas un moment où la connaissance s’arrête. Je pense qu’il y a plusieurs formes de découverte : l’étonnement de la première fois et la surprise de comprendre autrement les fois suivantes. Je vais prendre un exemple que je trouve à la fois tragique et extraordinaire, après les attentats de Zaventem l’an dernier, nous avons reçu énormément de belges ici. La différence relationnelle avec les clients belges était considérable : heureux, calmes et pragmatiques malgré le contexte. Extraordinaire. Cela nous apprend que la convivialité et le bonheur de vivre sont des accélérateurs de bien-être et de compétences. 

Est-ce que tu as un rêve pour le futur ?
Je pense que beaucoup d’éléments clefs nécessaires à la réussite sont déjà là. Il faut rationnaliser nos idées, pour construire l’Eurométropole à partir des choses déjà existantes. L’histoire est notre avenir ! Je dis aussi souvent que, dans la mise en place d’un projet, les premiers et derniers kilomètres sont les plus importants et les plus difficiles à visualiser. Ne pas voir le dernier kilomètre, c’est s’exposer à mettre le projet en péril.