La Stratégie Eurométropole 2020 : du projet collectif aux réalisations concrètes

 

L’Eurométropole vise à long terme un développement territorial intégré qui passe nécessairement par des étapes intermédiaires.

 

En effet, au-delà de l’interconnaissance des acteurs institutionnels ou de la société civile et de diverses réalisations, la mobilisation de l’intelligence collective reste indispensable tant pour concevoir les processus et concrétiser les projets communs sur le terrain que pour prévoir l’avenir.

 

Les membres du GECT Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai ont choisi de concentrer leur action collective sur les défis pour lesquels leur coopération apporte(ra) une plus-value tant pour les habitants de l’Eurométropole que pour les acteurs locaux : ils ont élaboré une Stratégie pour la période 2014-2020, nourrie d’années de coopérations (cf « 5 ans d’Eurométropole, 5 ans d’intenses coopérations trans-frontières »), bâtie aussi sur ce qui existe déjà. Elle est le fruit d’une maturation de la coopération transfrontalière, des modes de faire qui évoluent, de la volonté de construire l’Europe sur le terrain.

 

Un signe fort de la maturation de la coopération : une stratégie collective

 

La Stratégie Eurométropole 2020 définit les priorités pour lesquelles les membres du GECT ont souhaité s’engager pour les prochaines années. Elle entend être un fil conducteur, un cadre de référence pour les partenaires et les acteurs de l’Eurométropole, permettant de mener une action transfrontalière cohérente et intégrée dans la même période de programmation européenne.

 

L’Eurométropole quitte l’approche thématique qu’elle avait adoptée jusqu’à présent en bâtissant, au sein de trois grands axes, des ponts entre les différents secteurs autour de 11 ambitions claires :

 

Axe I : Une Eurométropole dont on développe le potentiel socio-économique, par la réalisation de 5 ambitions :

  • 1. Hisser les clusters de la plateforme d’innovation à un niveau international (ex : un cluster commun dans le secteur des industries créatives, un fonds d’innovation transfrontalier)
  • 2. Créer un véritable marché de l’emploi transfrontalier (ex : visibilité globale de l’offre d’emploi à l’échelle de l’Eurométropole, meilleure adéquation formations-besoins du marché de l’emploi)
  • 3. Investir dans le capital humain en coopérant dans le domaine de l’enseignement et de la recherche (ex : ancrage structurel de la dimension transfrontalière dans les établissements, valoriser les compétences techniques et de production à travers l’enseignement)
  • 4. Développer des parcs d’activités économiques transfrontaliers/mutualisés
  • 5. Développer l’attractivité du territoire sur base des atouts qui distinguent les 3 versants (ex : miser sur la culture et le tourisme comme vecteurs d’attractivité économique de l’Eurométropole)

 

Axe II : Une Eurométropole dont la mobilité interne et l’accessibilité internationale seront renforcées par la concrétisation de ces 3 ambitions :

  • 6. Développer un système plus intégré de transports en commun (ex : meilleure information au public sur l’offre, billettique électronique compatible pour tous les transports collectifs de l’Eurométropole)
  • 7. Créer un réseau de liaisons douces (ex : finaliser l’harmonisation des 3 réseaux cyclables, créer « produit vélo » touristico-récréatif cohérent à l’échelle eurométropolitaine)
  • 8. Développer la trame bleue comme levier pour l’accessibilité (ex : mise en réseau des plateformes logistiques, favoriser le transfert modal de la route à la voie d’eau)

 

Axe III : L’Eurométropole sera « bleue et verte » quand elle disposera globalement d’un cadre de vie exemplaire suite à la mise en œuvre collective de ces 3 ambitions :

  • 9. Soutenir les objectifs de neutralité énergétique (ex : adhésion à la Convention des maires, projets communs sur les énergies renouvelables)
  • 10. Faire de l’Eurométropole un territoire continu et harmonieux, cohérent autour de réseaux et de trames communs (ex : renforcer la plateforme de concertation « planification », redéfinir la relation « urbain-rural »)
  • 11. Développer une vision d’avenir en menant une approche territoriale prospective permanente.

 

La culture : une valeur ajoutée dans les coopérations trans-frontières

 

Le secteur culturel, comme celui du tourisme, ceux des soins de santé ou de l’enseignement, abordés au sein de ces trois axes centraux, apporte une contribution essentielle à leur réalisation. Ainsi, l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai réaffirme la place fondamentale de la culture et de la création artistique comme moteurs majeurs d’attractivité de son territoire et de bien-être, au service de sa population. La culture est transversale en ce sens qu’elle nourrit des projets d’innovation technologique, favorise l’inclusion des personnes en difficulté, adopte et promeut des pratiques durables respectueuses de l’environnement. Elle est ce lien indispensable qui soutient le vivre-ensemble.

 

Bien informer le citoyen pour une meilleure appropriation de son territoire

 

L’Eurométropole développera un site web portail où l’aspect « services aux Eurométropolitains ou usagers de l’Eurométropole » prime. Il s’agit d’offrir une porte d’entrée unique pour toute information transfrontalière : les déplacements, les questions administratives, fiscales, d’emploi, de culture, de langue, d’enseignement, de tourisme, le shopping, …

 

Organiser l’avenir sur des bases communes

 

Le partage de la connaissance du territoire (plateforme d’observation), l’élaboration d’un récit commun qui englobe de manière cohérente les projets imaginés, le débat à l’échelle eurométropolitaine sont autant de processus qui participent aussi à la transformation progressive du territoire en une métropole de niveau européen.

 

S’organiser pour concrétiser

Le GECT concrétisera les projets qui découlent de cette stratégie en s’appuyant sur les compétences de ses membres et celles de ses partenaires ainsi que sur leurs ressources humaines et financières, qui pourront être complétées par des financements européens. Trois Commissions politiques (selon les 3 axes de la Stratégie) et 11 groupes « ambitions » pilotés par un ou deux membres du GECT se mettent en place afin d’agir et produire ensemble.